AFCAB
Bruno Marin

Édito

Bruno MARIN,
Président de l'AFCAB

Construire aujourd’hui pour un avenir
durable sur des bases solides

Depuis plus de trois décennies, l’AFCAB s’engage avec conviction pour promouvoir une construction plus sûre, plus qualitative et résolument durable.

Nos missions sont guidées par une volonté claire : sensibiliser tous les acteurs de la filière – maîtres d’ouvrage, entreprises, collectivités, et citoyens – à l’importance de s’appuyer sur des produits et des entreprises certifiés.

Aujourd’hui, notre priorité pour le génie civil est d’encourager l’application systématique de la certification des armatures, en particulier pour les ouvrages d’art, conformément au Fascicule 65. Cette exigence est cruciale dans les marchés publics, où des contrôles rigoureux doivent être retenus par les maîtrises d’ouvrage.

Mais notre ambition pour plus de qualité et de sécurité ne s’arrête pas là. Nous militons également pour que la certification devienne incontournable dans la conception de certains bâtiments complexes. Les infrastructures accueillant du public – telles que les aéroports, gares, stades, centres commerciaux – ainsi que les immeubles de grande hauteur et les logements collectifs, doivent être exemplaires en matière de sécurité et de durabilité.

Nous attachons une importance toute particulière à être le plus proche possible des acteurs terrain. C’est dans cette optique que cette année, nous avons voulu mettre à l’honneur les collectivités territoriales au coeur des Rencontres de l’AFCAB, car elles sont des actrices majeures de la construction. Constructions qu’elles souhaitent toujours plus qualitatives et plus durables pour répondre aux enjeux d’aujourd’hui et aux attentes des citoyens.

Confronté aux difficultés économiques dues aux conditions politiques, climatiques et la hausse des prix des matériaux, le marché de la construction connait en 2024 son niveau le plus bas depuis une vingtaine d’années (seulement 250 000 mises en chantier) mettant en danger un grand nombre d’entreprises.

Dans ce contexte nous sommes convaincus que c’est en conjuguant nos forces, en mutualisant nos compétences et en mettant la qualité au coeur de nos priorités que nous pourrons répondre aux attentes majeures de la construction moderne.

Alors que 2024 touche à sa fin, nous souhaitons remercier chaleureusement tous nos partenaires, membres et collaborateurs pour leur engagement continu.

En cette fin d’année, nous adressons nos meilleurs voeux à tous ceux qui contribuent, chaque jour, à faire avancer notre secteur. L’année 2025 marquera une étape importante pour l’AFCAB, avec l’anniversaire de nos 35 ans d’existence.

Les Rencontres de l’AFCAB :
les collectivités territoriales,
actrices majeures de la construction,
à l’honneur

Les Rencontres de L’AFCAB

« Parmi nos missions figurent la sensibilisation de l’ensemble des parties prenantes à l’intérêt et l’importance d’avoir recours à des produits et des entreprises certifiées ». C’est ainsi que Bruno Marin, président de l’AFCAB, a introduit le 17 octobre dernier Les Rencontres de l’AFCAB. L’évènement, qui pouvait de nouveau être suivi en ligne et en présentiel à Paris, réunissant des experts de l’écosystème de notre association en est déjà à sa troisième édition. Après une première matinée de tables-rondes en octobre 2022 dédiée à la fiabilité des constructions, puis une deuxième consacrée à la durabilité des ouvrages en juin 2023, cette année, les collectivités territoriales ont été mises à l’honneur. Que ce soient des piscines, théâtres, locaux d’entreprises, ponts ou des pistes cyclables, elles construisent et entretiennent de nombreux bâtiments et ouvrages partout sur le territoire. Actrices majeures de la construction, elles représentent, avec près de 45 milliards d’euros en 2023, la moitié de la commande publique, soit deux fois plus que l’État d’après le dernier baromètre de la commande publique réalisé par la Banque des Territoires et Intercommunalités de France.

Or, les communes, qui doivent gérer de nombreuses missions dans des domaines très divers, ont souvent des moyens humains et financiers restreints. D’où l’importance pour elles de se faire accompagner, comme le proposent l’Agence Qualité Construction, le Cerema et l’Institut des Routes, des Rues et des Infrastructures pour la Mobilité (IDRRIM), chacun à leur manière. En partageant leur savoir-faire, elles se doivent d’être des sources d’informations – voire de formation – pour les collectivités territoriales. C’est l’objet de la production et de la diffusion de guides techniques ou de manuels, afin de transmettre les bonnes pratiques « Nous avons cinq délégations régionales (Grand Ouest, Nouvelle-Aquitaine, Alsace, Rhône-Alpes et Île-de- France) et deux autres, dans le Nord et en région Paca, dans les cinq ans à venir. Ces implantations nous permettent, avec les services de l’État et le Cerema, de répondre à leurs sollicitations en termes de formation, de

Philippe ROZIER : Directeur Général de l’Agence Qualité Construction (AQC)

sensibilisation et d’accompagnement », a expliqué Philippe Rozier, directeur général de l’Agence Qualité Construction (AQC). Et de souligner que « les collectivités locales impulsent très fortement une politique d’innovation à travers l’aménagement. La réglementation fixe des objectifs et le plus souvent les élus sont en avance en demandant plus dans leur cahier des charges, tels que le réemploi des matériaux. Nous avons des partenariats avec des établissements publics d’aménagement, à Nantes ou encore à Bordeaux, afin de suivre les innovations sur le long terme et savoir ce qui ne va pas, mais aussi ce qui fonctionne », a ajouté l’ancien directeur général adjoint de la Solideo, constructeur des ouvrages olympiques. Ainsi, afin d’améliorer les constructions en Outre-Mer, en tenant compte des enjeux climatiques et écologiques spécifiques aux onze territoires habités, l’agence a, par exemple, organisé les premières Assises de la construction durable en Outre-Mer. Celles-ci ont donné naissance à un livre blanc, consultable sur le site et riche d’enseignements pour d’autres régions, et à un forum pour que les échanges entre les différents acteurs de la chaine de la construction, dont les communes, puissent se poursuivre. Autre exemple, l’AQC coordonne les trois groupes de travail créés en 2023 afin de mettre en pratique les recommandations formulées par Jean-Pierre Thomas dans son rapport sur la solidité des balcons publié fin 2019. Un sujet qui concerne les communes au plus haut point, car plusieurs accidents ont malheureusement eu lieu ces dernières années.

« Le sujet est compliqué à appréhender car il ne fait l’objet de normes ni dans le neuf ni dans la rénovation », a rappelé Philippe Rozier. L’AFCAB, membre du groupe de travail « conception et mise en oeuvre » a justement plaidé pour la création d’une certification sur la mise en oeuvre. « Une autre solution serait de créer des cahiers de chantier avec un contrôle sur site lors du bétonnage des balcons », a ajouté Éric Caniac, directeur technique et responsable qualité de l’AFCAB, espérant que cette suggestion soit retenue dans le guide recensant les points de vigilance qui doit sortir l’an prochain.

David ZAMBON : Directeur Général Adjoint et Directeur Infrastructures de transport et matériaux du CEREMA

Des guides sur des thèmes très divers, allant de l’entretien des infrastructures à l’évolution du littoral sous l’effet des changements climatiques, c’est aussi l’une des ressources mises à disposition des communes par le Cerema. « A travers notre trentaine d’implantations régionales, nous proposons, en complément à l’ingénierie privée, un accompagnement aussi bien humain que financier aux collectivités, notamment les plus petites, dans six domaines clés : les infrastructures, la construction, l’environnement, la mer et le littoral et le transport » a exposé David Zambon, directeur général adjoint de l’institution qui est, depuis la loi de décentralisation, sous la double tutelle de l’État et de près de mille collectivités. « L’enjeu de la maintenance de l’existant, qui nécessite des expertises techniques spécifiques, est de plus en plus fondamental », a souligné celui qui est par ailleurs directeur infrastructures de transport et matériaux. Dans ce domaine, les équipes du

Cerema viennent actuellement en appui à 16 000 communes dans le cadre du Programme national ponts, créé après le rapport d’information sur la sécurité de ces ouvrages coordonné par le sénateur Patrick Chaize. Ce rapport avait estimé que 10%
des 200 000 à 250 000 ponts de notre pays, dont neuf sur dix sont gérés par les communes, sont en mauvais état.

« Nous accompagnons plus d’une commune sur deux ayant au moins un pont, soit 66 000 ouvrages au total. Pour chacun d’entre eux, un carnet de santé est établi d’ici la fin de l’année avec un programme de travaux et d’entretien défini », a détaillé David Zambon.

En réaction, Éric Caniac a rappelé que pour les « ouvrages d’art la réglementation est plus forte que pour le bâtiment ». Il a ajouté que l’association française du génie civil, dont l’AFCAB est adhérente, « a rédigé un guide expliquant aux collectivités territoriales tout ce qui doit figurer dans le cahier des clauses techniques particulières, dont le fascicule 65 pour les ouvrages de génie civil dans le cadre d’un appel d’offre public. Nous aimerions mieux diffuser ces pratiques dans le domaine privé, comme par exemple dans le cas des immeubles de grande hauteur ».

Mieux organiser l’entretien et la maintenance, pas uniquement des ponts, mais des infrastructures de la mobilité au sens large, c’est aussi l’un des objectifs de l’Institut des Routes, des Rues et des Infrastructures pour la Mobilité (IDRRIM).
« Notre association regroupe toutes les parties prenantes, des donneurs d’ordre aux organismes de formation et de recherche. Les collectivités sont fortement représentées, y compris à notre conseil d’administration. Notre objectif est de produire, de manière consensuelle dans nos comités techniques et groupes de travail, de la doctrine sur des sujets extrêmement variés, par exemple l’adaptation des infrastructures et des espaces publics au changement climatique, à destination des techniciens », a exposé son directeur général Jérôme Weyd. Parmi ses publications phares, l’observatoire national de la route recensant chaque année l’état du million de kilomètres de routes.

Jérome WEYD : Directeur Général de l’Institut des Routes, des Rues et des Infrastructures pour la Mobilité (IDRRIM)
Éric CANIAC : Directeur Technique & Responsable Qualité de l’AFCAB

Éric Caniac a rebondi en sensibilisant aux défis mais aussi aux opportunités liées à la loi zéro artificialisation nette.
« Cette loi oblige à construire en priorité sur des terrains déjà artificialisés, tels que les friches industrielles et de plus en plus des friches commerciales, en raison de la modification des habitudes de consommation avec notamment le fort développement de l’e-commerce. Faire de ces zones d’activités, principalement privées, des zones d’habitation implique de les repenser de fond en comble avec les collectivités territoriales, car il faudra notamment y construire des réseaux de transports publics et des réseaux d’assainissement. »
En guise de conclusion, les trois intervenants ont réinsisté sur la nécessité de continuer à changer les moeurs : « on investit encore trop peu sur la maintenance au fil de l’eau, ce qui résulte en des travaux lourds et peut avoir des

conséquences dramatiques, comme nous l’avons vu à Marseille. En effectuant un contrôle technique régulier des bâtiments comme pour une voiture ou un vélo, on s’évite ce que j’appelle une dette bâtimentaire. Les collectivités ont un rôle clé en tant que gestionnaires de bâtiments, mais aussi parce qu’elles peuvent informer les particuliers et les acteurs locaux de la construction que sont les artisans », a détaillé Phillipe Rozier de l’AQC. « C’est l’un des bénéfices du Programme ponts d’avoir permis d’initier une offre d’ingénierie privée abordable pour le diagnostic et l’entretien des ouvrages gérés par les plus petites collectivités », a illustré David Zambon du Cerema. « Alors que les derniers spécialistes de l’ancienne direction d’équipement s’apprêtent à quitter les collectivités, il y a un fort enjeu de formation initiale des équipes, mais aussi de formations continues, que nous dispensons, notamment sur cette question de l’entretien », a souligné Jérôme Weyd.

Deux témoins ont permis d’approfondir le débat durant la deuxième table-ronde intitulée «Quels leviers actionner pour que les constructions commandées par les collectivités territoriales soient de plus en plus qualitatives et durables ? » Martine Boutillat, représentante de l’Association Nationale des Pôles territoriaux et des Pays (ANPP-Territoires de projet),vice-présidente d’Épernay Agglo Champagne et adjointe au maire de Chouilly, a illustré l’importance du patrimoine à entretenir et à créer pour une collectivité. « Ma commune compte un peu plus de mille habitants. Notre plus récent chantier a été la rénovation d’une école, construite en 1904, par l’ajout d’une école maternelle et d’une salle de sport, également salle associative, ainsi que l’extension de la garderie. Le tout pour un total de 1,7 millions d’euros, soit presque trois fois notre budget annuel d’investissement », a-t-elle expliqué. Un autre projet phare, cette fois dans son agglomération, concerne le

Martine BOUTILLAT : Présidente du Pays d’Épernay - Terres de Champagne, Vice-présidente du Conseil départemental de la Marne et Cheffe d’entreprise

réaménagement de la gare d’Épernay en pôle d’échanges multimodal. Pour des chantiers d’une telle ampleur, à l’échelle de la commune ou de l’agglomération, afin de respecter le budget, tenir les délais et s’assurer que la construction soit de qualité, elle a souligné l’importance de bien se faire accompagner : « et ce du début jusqu’à la fin du chantier. Il faut non seulement prévoir les besoins de la collectivité et les usages futurs du bâtiment, qui doit être confortable l’été comme l’hiver, mais aussi être au fait des réglementations ».

Lausseni SANGARÉ : Directeur Général Habitat Sud Atlantic

Un point souligné également par Lausséni Sangaré, directeur général d’Habitat Sud Atlantic, l‘office public de l’habitat de la communauté d’agglomération Pays basque, la plus grande de France par le nombre de communes (158 communes, plus de 321 000 habitants). Implantée par ailleurs dans deux communautés de communes des Landes, cette institution gère au total près de 9000 logements.
« Nous avons fait le choix de la certification de l’ensemble de nos constructions, que ce soit HQE ou le label régional Bâtiment durable Nouvelle-Aquitaine. Je suis convaincu que cette démarche permet de nous entourer d’experts -même si nous avons aussi d’excellents connaisseurs en interne, c’est important – et ainsi de construire des logements de meilleure qualité », a-t-il souligné. « Nous souhaitons conjuguer quantité et qualité pour répondre simultanément aux deux plus grands défis des organismes de logements sociaux : proposer une offre de logements abordables - au

Pays basque près de 80% de la population peut prétendre à un logement social par exemple - et répondre aux enjeux environnementaux ».
Les deux intervenants se sont félicités de l’évolution du cadre de la commande publique. « Avant le critère prix était prédominant et la valeur technique était faiblement notée. Il y a eu un vrai changement de cap, mais nous avons choisi d’aller plus loin localement », a poursuivi Lausséni Sangaré. « Ainsi, s’il est interdit de favoriser des entreprises locales, Habitat Sud Atlantic a participé à la mise en place avec la fédération du BTP des Pyrénées-Atlantiques d’un critère d’attribution supplémentaire », notant le caractère « responsable » de l’offre. Il valorise la prise en compte de la RSE par l’entreprise, telle que la formation de ses équipes, ainsi que le recours à la certification. « Nous ne sommes plus obligés de sélectionner l’entreprise la moins-disante, pourvu que nous légitimions nos choix. Nous préférons faire appel à des sociétés situées à proximité pour l’entretien et les réparations éventuelles pour maintenir le bâtiment », a abondé Martine Boutillat. Éric Caniac a rappelé que l’AFCAB a « un maillage territorial fort avec plus de 100 armaturiers certifiés, à retrouver sur la carte interactive sur notre site. » Il a rappelé que si la certification a un coût, « elle diminue le coût de non-qualité des bâtiments construits pour une durée de 50 ans comme des ouvrages de génie civil, prévus pour 100 ans. L’évolution qui vient d’être décrite démontre que la certification est un vrai critère valorisant, reconnaissant un savoir-faire et le respect d’un référentiel avec un niveau de contrôle supérieur aux non-certifies ». En guise de conclusion Bruno Marin a rappelé que l’AFCAB poursuit son objectif d’être « un centre de ressources documentaires pour les collectivités. Nous pouvons également agir comme conseil et accompagner les collectivités dans le recours aux produits certifiés. La décentralisation peut ainsi être un levier pour réaliser des constructions toujours plus qualitatives et durables ».

Deux nouveaux ouvrages
sur le béton armé

Sébastien Semelaigne est expert national béton et parasismique au sein de la direction technique de Socotec (voir encadré). Il a sorti cette année deux livres « Ouvrages en béton armé : du dimensionnement au chantier » (tomes 1 et 2) aux éditions Le Moniteur.

Ouvrages en béton armé

Pouvez-vous nous détailler ce qui vous a motivé à écrire ces ouvrages ?

Le Moniteur m’a proposé d’enrichir leur collection sur différents sujets du domaine de la construction avec un ouvrage sur le béton armé. Finalement, nous en avons sorti même deux, car le sujet est passionnant et très riche. J’ai voulu cet ouvrage très illustré, avec de nombreux schémas et exemples que j’ai moi-même rencontrés, car j’ai souhaité faire le lien entre ce que l’on apprend durant les études et la réalité du terrain. Je suis moi-même diplômé de l’ESTP et, en parallèle de ma fonction au sein de la direction technique de Socotec, je suis continuellement en contact avec des étudiants, car j’enseigne au CNAM et à Polytech Sophia. Au-delà de la théorie, les lecteurs, qu’ils soient étudiants, déjà en poste ou simplement intéressés par le génie civil et le bâtiment, y trouvent donc des retours d’expérience et des pièges à éviter. Si ces ouvrages permettent, à ma modeste échelle, de contribuer à diminuer les futurs dommages, ce serait formidable.

Il ne s’adresse donc pas uniquement aux (futurs) professionnels du bureau de contrôle ?

En effet. Il s’adresse à tous les passionnés du béton, comme moi. Mon métier d’expert béton et parasismique me permet de combiner les sciences des matériaux, la physique et les mathématiques. Avec mes collègues, experts d’autres domaines techniques et matériaux, j’interviens, dans toute la France et même à l’étranger, à la fois en amont d’un chantier, dans le rôle de soutien aux agences pour les missions de contrôle technique, en contrôlant les pièces et la conception pour prévenir des aléas techniques, et sur site pour vérifier les ouvrages. Les missions de la direction des solutions techniques et de l’innovation sont variées et comprennent diverses expertises, en donnant des avis sur des procédés, et en faisant le lien entre les instances normatives et les agences. C’est dans ce cadre que je suis en lien avec l’AFCAB. Je participe par ailleurs à l’élaboration des normes, plus particulièrement les Eurocodes. La seconde génération des Eurocodes, dont la rédaction de la version actuelle a commencé dans les années 1990 pour être appliquée dans les années 2010, est en cours de rédaction et j’y participe au sein de la commission française. Le contenu est basé sur le travail de chercheurs et les retours d’expérience.

Vous avez prévu de mettre à jour vos ouvrages ?

Oui, nous travaillons déjà sur un prochain tome lié à une autre thématique et d’autres versions des tomes existants suivront. Puisque les produits et techniques changent en permanence, avec également l’arrivée de nouveaux procédés, en raison des contraintes économiques, législatives et environnementales, les référentiels sont constamment mis à jour. En prenant l’exemple de nos missions d’expertises sur les avis de procédés, par exemple sur les catalogues d’armatures, en lien avec l’AFCAB, nos avis sont réalisés sur les référentiels en vigueur, et nous nous engageons sur trois ans et non plus pour une durée de cinq.

A propos de Socotec

Présent dans 27 pays, Socotec est le leader du contrôle construction en France. Ses équipes – 5500 collaborateurs dans l’Hexagone sur 12000 dans le monde- interviennent également dans les infrastructures, l’industrie, la santé et l’environnement. Le groupe compte plus de 190 implantations sur tout le territoire, 32 centres de formation ainsi que 17 chantiers écoles et réalise un chiffre d’affaires de 1,4 milliard d’euros, dont 53% à l’étranger, auprès de 250 000 clients.

En bref.

Une augmentation régulière du nombre de certificats au deuxième semestre 2024

Depuis juillet 2024 nous avons délivré de nouveaux certificats Armatures pour Béton Armé (NF ARMATURES) aux entreprises SNAAM GRENOBLE (Echirolles/France) et COMINES STEEL (Comines- Warneton/Belgique). Nous avons aussi délivré un nouveau certificat Boites d’attente à l’entreprise NEVOGA S.R.O. (Znojmo/Tchéquie) et un nouveau certificat Aciers pour Béton Armé (NF ABA) à l’entreprise CORRUGADOS LASAO (Azpeitia/Espagne). Avec l’arrivée de ces trois nouveaux titulaires l’AFCAB enregistre en 2024 un total de 12 nouveaux certificats et 6 nouveaux titulaires, confirmant la croissance amorcée en début d’année.

Nomination de 4 nouveaux administrateurs au sein du Conseil d’Administration de l’AFCAB

Monsieur Bertrand Philippot, Responsable Certification de l’Université Gustave Eiffel, remplace Monsieur Christian Tessier directeur adjoint matériaux et structures de l’Université Gustave Eiffel.

L’Université Gustave Eiffel a désigné Monsieur Sylvain Chataigner, directeur du laboratoire SMC, comme son représentant au sein du Conseil d’Administration de l’AFCAB. Monsieur Chataigner assume également la présidence du Comité Particulier NF aciers pour béton armé (ABA), prenant la relève de Monsieur Tessier dans cette fonction.

Madame Alice Schwarz, responsable qualité groupe chez Parsider, est nommée comme représentante de l’Association technique pour le Développement de l’Emploi du Treillis Soudé (ADETS). Par ailleurs, Monsieur David Eterpi, directeur commercial chez Riva Acier, a été nommé représentant de l’Association française de Promotion des Aciers pour la Construction (APAC) au sein du Conseil d’Administration de l’AFCAB.

Nomination d’un nouveau membre au sein du bureau de l’AFCAB

Monsieur Benjamin Daubilly, directeur Génie Civil, chez France Ciment remplace Monsieur Christian Tessier Directeur adjoint matériaux et structures de l’Université Gustave Eiffel.

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